UN DÉSIR DÉMESURÉ D'AMITIÉ
création 2027.28
UN DESIR DÉMESURÉ D'AMITIE (titre provisoire) est un projet chorégraphique et théâtral, dans lequel il est question de la façon dont l’amitié, cette pratique du lien à laquelle nous tenons, fait socle dans nos manières de vivre et de penser.
Des fils traversent l’espace, tracent des lignes droites et brisées, certaines se marchent dessus, se croisent ou se quittent, fabriquant dans le temps une toile irrégulière aux traces imprévisibles.
L’espace du plateau ainsi tissé devient le terrain d’enquête des pratiques de nos amitié.s.
Et qu’est-ce qu’une enquête sans une collecte de récits ?
C’est à partir de postures empruntées à des photographies, d’énumérations des gestes qui nous lient, de récits aux voix plurielles, d’un catalogue de mots choisis que se donne à sentir les couleurs chamarrées de nos amitié.s
Nous espérons grâce à ce dé.tricotage pouvoir tout autant ré.ouvrir le sens et la saveur du mot amitié que réinventer nos relations.
Conception Danse – Théâtre
Aude Le Jeune et Astrid Le Jeune
Regard complice
Sarah Pellerin-Ott & Julien Chavrial
Musique conception et diffusion
En recherche (à venir, pas présent sur 1er & 2ème semaine)
Production
En construction. Cie Du Haut sur semaine de recherche
Administration
Actarus production avec Emilie Vaillant
Coproductions
Élodie Biardeau
Accueils en résidence saison 2025/2026 :
Pad Loba Angers 1 au 5 Décembre 2025, La Balise Fabrique artistique ville de Lorient 23 au 27 Février 2026 / Immersion dans 3 collèges, Trelazé du 15 au 19 decembre 2025, Collège val de Loire Mars 2026, Collège Angers Juin 2026
// Résidence 26.27 en constuction.
RETOUR RÉSIDENCE 2 // 23 au 27 Février 2026 // LA BALISE fabrique artistique Lorient
Lors de ce second temps de travail, nous avons continué la recherche autour de :
- Articuler et penser des propositions qui précèdent et suivent le temps de représentation.
Nous avons inventé une feuille de salle qui partage notre réflexion des différentes manières de faire et de penser la/ les amitié. s. Ce document est pensé comme un questionnaire ludique qui lance et ouvre vers de possibles discussions et échanges précédant et préparant au spectacle.
- Poursuivre l'écriture
Nous avons inventé un cellule alternant entre des pauses et du mouvement dans une lenteur. Les pauses font référence à des clichés rappellant de prêt ou de loin à des gestes d'amitiés (se retenir, rire ensemble, ce qui précède une parole, un dépôt au sol, regarder ensemble un détails...). Le temps de l'immobilité invite le souvenir d d'un moment, d'une émotions chez chacun.e des spectateurs, laissant la place et la temps aux mémoires du corps de refaire surface. le trajet d une pause à l'autre se fait dans un grand ralentit laissant apparaître tous les trajets réels et potentiels et les liens qui se jouent entre les individus.
Nous allons poursuivre et déplier ce travail en jouant à parfois intensifier le curseur du mouvement et à parfois à glisser dans une théâtralité, ramenant parole et quotidien.
Nous travaillons également à chercher quel dispositif mettant en jeu le corps, pourrait faire sentir la notion d'ajustement, notion présente dans toutes les forme d'amitié.
- Le fil -
Nous avons égalemennt continuer la recherche sur l'usage et la fonction symbolique du fil. Nous avons notamment fait des expériences en enduisant le fil d'une craie à cordeau à tracer, permettant d'avoir à la fois la présence du fil mais aussi de la trace laissé par celui-ci.
- Textes -
De nouvelles lectures de textes ( jeunesses particulièrement ) ont nourris le travail ainsi qu'un retour à certains textes déjà utilisés lors de la 1er semaine de résidence. Suite à la sortie du vendredi 27 février, de nouvelles envies ont emmergés. Elles feront l'objet de nouvelles tentatives lors des prochains temps de résidence. Nous sommes curieurses de vadrouiller dans un des textes à travers différents gestes; celui de lire, de raconter, de jouer, de danser, de re raconter etc... comme pour en ouvrir les lectures et les sens et offrir de la surprise.
RETOUR RÉSIDENCE 1 // 1 au 5 Decembre 2025 // PAD LOBA
Lors de cette première semaine de résidence, nous avons eu plaisir à découvrir et travailler de nouvelles matières.
En plus du texte Nos puissantes amitiés d'Alice Raybaud, nous avons rencontré l'écriture d'Hélène Giannecchini - Un désir démesuré d'amitié ainsi que celle de Rebecca Chaillon - Boudin, Beguin, Best of Banane. Nous avons travaillé à partir de postures empruntées à des photographies, à partir de récits et présenté des cellules de travail qui révélaient des étapes de recherches: des écritures chorégraphiques, des énumérations des gestes qui font lien dans l'amitié, des gestes de contact et de proximité, des gestes de tissage, des partage de lecture..
Cette première semaine confirme l'envie que ce futur spectacle soit un tout public relativement tout terrain, à priori en quadri frontal.
Le travail de création sur les 2 saisons à venir est envisagé dans une forme d'alternance entre des temps en studio dédiés à l'écriture de la forme plateau et des temps de médiation sur le terrain. Nous choisissons de travailler spécifiquement auprès de public de collégien.ne.s, curieuses de questionner avec eux.elle.s ce qui fait amitiées dans nos/leurs relations ( textes, mise en corps, questionnements sur nos corps changeant au moment où nos repères affectifs et sociaux se composent et décomposent). Quelles pratiques ont iels de l'amitié.s ?
Nous avons une curiosité particulière pour la tranche d'âge adolescente ( période de chamboulement et de construction) mais la pièce sera adressée à toustes dans une volonté de métissage de public. En plongeant dans ce travail nous avons l'intuition que l'amitié est bel et bien un mouvement permanent, qui prend des formes multiples et concerne tous les âges. De l'âge enfantin à celui vieillissant, nous sommes riches de nos amitiés traversant le temps et façonnant nos identités. Il y a une diversité de formes et d'émotions dans l'amitié. Voici une liste non exhaustive des liens: la camaraderie, la fusion, la complicité, l'accord, la flamboyance, la dispute, la déception, la perte...
L'amitié n'est ni un concept ou une notion hors sol mais bien une pratique. C'est une chose qui nous a particulièrement interpellée dans le texte d'Hélène Giannechini. Car si c'est une pratique, cela implique qu'elle est vivante, mouvante, riche de récits intimes et d'anecdotes, et qu'elle nous relie les un.e.s aux autres.
L'amitié nous intéresse aussi dans ce qu'elle crée de nouvelles normes, de formes de relation et de co.construction.










